« Zionism über alles »
La classe politique allemande a abandonné la conviction que l’Holocauste lui conférait une responsabilité envers l’humanité et l’a remplacée par une responsabilité envers Israël seulement.
La classe politique allemande a abandonné la conviction que l’Holocauste lui conférait une responsabilité envers l’humanité et l’a remplacée par une responsabilité envers Israël seulement.
Le Bureau des Nations Unies aux droits de l’homme condamne la réponse militaire croissante des Forces de sécurité d’Israël (FSI) en Cisjordanie occupée, réponse qui viole le droit international et risque d’enflammer davantage une situation déjà explosive. À environ 22h30 le 26 août, les forces aériennes israéliennes ont déclenché au moins quatre attaques aériennes sur le camp de réfugiés Nur Shams de Tulkarem, tuant trois adultes palestiniens et deux garçons de 13 et 15 ans. Il n’y avait aucun affrontement ni confrontation à ce moment, mais les FSI ont affirmé que les frappes aériennes avaient ciblé « une salle d’opérations ». Selon l’information rassemblée à partir de multiples sources, trois des morts, dont les deux garçons, ont été tués alors qu’ils passaient à proximité de la maison ciblée qui était située dans une des petites ruelles encombrées du camp.
Un groupe de près de 70 cinéastes palestiniens — dont Hany Abu Assad, deux fois nominé aux Oscars, le réalisateur acclamé Elia Suleiman et la récente lauréate des BAFTA Farah Nabulsi — ont signé une lettre très virulente dans laquelle ils accusent Hollywood de « déshumaniser » les Palestiniens à l’écran depuis des décennies, un facteur qui, selon eux, a contribué à permettre la dévastation actuelle à Gaza.
Cet été, des étudiants d’extrême droite ont protesté contre une de mes conférences. Leur discours rappelait certains des moments les plus sombres de l’histoire du 20e siècle – et correspondait de façon effrayante aux opinions israéliennes dominantes.
Il y a quelques semaines, on a pu constater à quel point le non-respect du droit avait déjà pénétré la bureaucratie fédérale allemande. Après que la ministre des Sciences Stark-Watzinger ait partagé sur son compte de réseau social la diffamation personnelle du journal Bild à l’encontre de scientifiques qui avaient participé à une lettre ouverte, il est apparu que son ministère avait fait examiner en interne dans quelle mesure des déclarations politiques déplaisantes pouvaient être prises en compte lors de l’attribution de fonds de recherche. Les fonctionnaires du ministère ont certes fait savoir à la ministre que ce type d’influence politique sur les décisions de financement était anticonstitutionnel. Toutefois, dans une communication interne, le nouveau secrétaire d’État Philippi s’est félicité de ce qu’une présomption d’ingérence politique puisse à elle seule entraîner une autocensure préventive des scientifiques.
Le Conseil scientifique international (ISC) continue d’être profondément troublé par la destruction continue de vies, de moyens de subsistance, de l’environnement et des infrastructures essentielles à la recherche et à l’apprentissage à Gaza. Dans ce blog, la journaliste Riley Sparks discute avec des scientifiques de Gaza des défis liés à la recherche et à l’enseignement dans un contexte de siège et de bombardements.
L’occupation des territoires palestiniens est illégale et constitue une politique pouvant être qualifiée d’apartheid, a estimé la Cour internationale de justice (CIJ) (lire « La justice internationale accable Tel-Aviv ») à l’heure où Gaza, sa population et ses infrastructures, notamment éducatives, sont systématiquement détruites par l’intervention israélienne (lire « Anéantir l’éducation »). Conscients d’être dans le collimateur de l’extrême droite, qui participe à la coalition gouvernementale, les citoyens arabes d’Israël, particulièrement marginalisés, font profil bas (lire « “Nous ne sommes pas traités comme des citoyens” »). Quant à la majorité juive de la société, traumatisée par l’attaque du 7 octobre, elle oscille entre désir d’effacer les Palestiniens et crainte pour l’avenir du pays (lire « La société israélienne entre hubris et désespoir »). Dans ce contexte, chaque jour qui passe aggrave le calvaire des Gazaouis et rapproche l’ensemble de la région du précipice (lire « La guerre la plus longue »).
Le positionnement du gouvernement allemand dans la guerre de Gaza cache de nombreuses contradictions. Car le fossé entre la ligne de sa politique étrangère et l’évolution des droits internationaux devient de plus en plus grand, explique la spécialiste de droit international Silvia Steininger.
L’État d’Israël a appliqué son habituelle stratégie après cette atrocité : nier, détourner, mentir et attendre que l’attention se porte ailleurs.
Par Mouin Rabbani : J’argumente ici que les négociations en cours pour un cessez-le-feu à Gaza sont un simulacre américano-israélien pour faire diversion et qu’elles ne devraient pas être prises particulièrement au sérieux. Au départ, leur but principal était de servir de feuille de vigne pour qu’Israël continue sa campagne génocidaire dans la Bande de Gaza. En d’autres termes, leur but est le processus même et leur objectif a donc été d’éviter d’atteindre un accord de cessez-le-feu plutôt que d’en conclure un.