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Raji Sourani : « L’Europe et l’Occident sont complices du génocide en cours »

« Comment vos pays peuvent-ils se regarder dans le miroir ? » Le directeur du Centre palestinien pour les droits humains exhorte l’Europe à cesser de « couvrir » Israël face aux massacres à Gaza. « Les Occidentaux, dit-il, n’ont aucune volonté politique. Et donc ils soutiennent. »

Raji Sourani est un avocat palestinien, fondateur en 1995 et directeur exécutif du Centre palestinien pour les droits humains (PCHR), une ONG située à Gaza. Ancien militant politique, il a été incarcéré à plusieurs reprises en Israël dans les années 1970 et 1980 pour son appartenance au Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP).

Il a ensuite débuté une carrière juridique, qui lui a valu une reconnaissance internationale. Récipiendaire du prix Nobel alternatif en 2013, décoré en 2021 de l’ordre du mérite français, il a fait partie de l’équipe juridique de l’Afrique du Sud qui a introduit en début d’année une requête demandant à la Cour internationale de justice (CIJ) de qualifier de « génocide » la guerre israélienne à Gaza. Le 26 janvier, la Cour a reconnu un « risque plausible » de génocide et exigé des mesures conservatoires, ignorées par Israël.

Selon l’Observatoire mondial de la faim, la pénurie alimentaire catastrophique à Gaza signifie qu’une hécatombe est imminente

LE CAIRE/JERUSALEM/LONDRES, 18 mars (Reuters) – Les pénuries alimentaires extrêmes dans certaines parties de la bande de Gaza ont déjà dépassé les niveaux de famine, et la mort de masse est maintenant imminente sans un cessez-le-feu immédiat et un afflux de nourriture dans les zones coupées par les combats, a déclaré lundi l’Observatoire mondial de la faim.

Le témoignage d’un historien israélien sur l’horrible situation dans la Bande de Gaza

Moi, Lee Mordechai, historien et citoyen israélien, témoigne dans ce document, à mesure que les événements se déroulent, de l’horrible situation dans la Bande de Gaza. J’écris mon opinion personnelle à cause de ce que je ressens comme une double responsabilité : en tant que citoyen dont le pays commet ce que je considère comme des crimes graves, et en tant qu’universitaire croyant qu’après avoir consacré ma carrière à la recherche je suis obligé de m’élever contre l’injustice, particulièrement quand elle est si proche de moi. J’écris aussi à cause du décevant silence général sur cette question de beaucoup d’institutions universitaires, tant internationales qu’israéliennes, particulièrement de la part de celles qui seraient bien placées pour la commenter. Les collègues, relativement rares, qui se sont courageusement exprimés ont été une inspiration. Je ne crois pas que ce document convaincra beaucoup d’autres à changer d’avis. J’écris cela publiquement plutôt pour témoigner que pendant cette guerre il y a eu et il reste des voix israéliennes qui sont en profond désaccord avec les actions d’Israël.

Sciences Po : « Aucun responsable politique ne saurait s’arroger le droit de dévaloriser les principes d’indépendance et de liberté académiques »

Unanimes, doyennes et doyens des Écoles, directrices et directeurs des centres de recherche et des départements de Sciences Po, membres élus du CA de la FNSP, s’élèvent contre toute forme d’ingérence extérieure, qu’elle soit gouvernementale ou médiatique. « Aux antipodes de ce que veulent suggérer des polémiques récurrentes, largement orchestrées sur les réseaux sociaux et exprimées sur le mode de la diffamation, notre université participe pleinement à la vitalité de la vie démocratique.»