Catégorie : Tribunes

Retour au cycle de la vengeance

En quelques jours, les Israéliens ont traversé ce dont les Palestiniens ont fait l’expérience de façon routinière pendant des décennies, et dont ils font encore l’expérience – incursions militaires, mort, cruauté, enfants assassinés, cadavres empilés sur la route, siège, peur, anxiété pour les êtres chers, captivité, être la cible de la vengeance, de tirs mortels aveugles sur ceux qui sont impliqués dans le combat (les soldats) et ceux qui ne le sont pas (les civils), être en position d’infériorité, destruction de bâtiments, vacances ou fêtes gâchées, faiblesse et désespoir face à des hommes armés tout-puissants, et humiliation brûlante.

Abandonner le principe moral fondamental selon lequel tous les êtres humains ont été créés égaux (« b’tselem elohim »), c’est perdre son humanité.

Samedi, le Hamas a commis un crime choquant dont les dimensions horribles apparaissent peu à peu au grand jour. Des centaines de militants palestiniens ont pénétré sur le territoire israélien et ont ouvert le feu sans discrimination, tuant des centaines de civils et en blessant des milliers. Ils ont incendié des maisons avec leurs occupants et ont enlevé plus de 100 personnes – dont des enfants, des femmes et des personnes âgées – pour les utiliser comme monnaie d’échange. De nombreuses autres personnes sont toujours portées disparues, sans que l’on sache ce qu’elles sont devenues.

La destruction de cette communauté palestinienne a reçu le feu vert de la Cour suprême d’Israël

L’armée israélienne veut utiliser les maisons de Masafer Yatta comme cible d’entraînement. Et la Cour suprême du pays estime que c’est tout à fait kasher.

NOTE DE LA RÉDACTION : Cet article est le fruit d’une collaboration entre The Nation, +972 Magazine et Local Call.

La criminalisation de la solidarité avec la Palestine gagne du terrain en Europe

Le Parlement britannique vient d’adopter le 3 juillet 2023 une loi qui sanctionne le boycott et cible au premier chef les opposants à la politique d’Israël. Et il n’est pas le seul, car le phénomène a pris de l’ampleur en Allemagne, au Royaume-Uni et en France : par divers biais, la solidarité active avec la cause palestinienne devient la cible de législations répressives.