Catégorie : Tribunes

Le Bureau du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien des Nations Unies condamne l’assassinat et les blessures infligés aux civils à Gaza et appelle à un cessez-le-feu immédiat

Le Bureau du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien condamne fermement les meurtres et les blessures infligés à des civils et le ciblage d’infrastructures civiles dans la bande de Gaza. Il se déclare gravement préoccupé par la catastrophe humanitaire imposée par Israël, puissance occupante, à la population civile palestinienne.

L’anthropologue Didier Fassin sur Gaza : « La non-reconnaissance de la qualité d’êtres humains à ceux qu’on veut éliminer est le prélude aux pires violences »

Didier Fassin s’alarme, dans une tribune au « Monde », que l’Union européenne n’invoque pas, dans le cadre du conflit israélo-palestinien, la « responsabilité de protéger » votée par l’Assemblée des Nations unies, et qu’elle pratique le deux poids deux mesures dans ses relations internationales.

Action urgente : Les organisations palestiniennes des Droits de l’Homme appellent les États Tiers à intervenir en urgence pour protéger le peuple palestinien contre un génocide

Al-Haq, le Centre Al Mezan pour les Droits de l’Homme, et le Centre Palestinien pour les Droits de l’Homme (PCHR) appellent les États Tiers à intervenir en urgence pour protéger le peuple palestinien contre un génocide. Entre le samedi 7 octobre et le 13 octobre à 22 H, le ministre palestinien de la Santé a fait état d’au moins 1.900 Palestiniens assassinés et 7.699 blessés à Gaza. Ce soir, Israël a fermé les routes de contournement en Cisjordanie. Depuis le samedi 7 octobre, de violentes attaques se sont multipliées à travers la Cisjordanie, dont Jérusalem Est, l’armée israélienne et les colons tuant 51 Palestiniens, dont 16 tués aujourd’hui, et en blessant plus de 950. La situation s’est massivement détériorée, Israël ordonnant l’évacuation de 1.1 million de Palestiniens du nord de la Bande de Gaza densément peuplée vers le sud de la Bande. Le déplacement forcé de Palestiniens à Gaza a été précédé ces jours derniers de déclarations génocidaires de hautes personnalités politiques et militaires.

Gaza : le colonialisme, l’apartheid et le suprémacisme

à l’origine du carnage

À l’heure où ces lignes sont écrites, les pires images nous arrivent de Gaza : quartiers pulvérisés, cadavres de civil.es arrivant par centaines dans des hôpitaux qui n’ont plus ni électricité, ni médicaments quand ils n’ont pas été détruits. Une nouvelle « Nakba » (catastrophe, nettoyage ethnique) est en cours.

Des images insoutenables sont aussi arrivées d’Israël. Comme dans beaucoup de guerres coloniales, il arrive que les civil.es du pays colonisateur subissent aussi la violence extrême que connaissent les colonisés.

Gaza : halte au massacre ! La France devrait agir pour le respect du droit

Actualisation des données (14h)
 Nombre de mort-es à Gaza : 2215 personnes, dont 714 enfants
 Nombre de Blessé-es à Gaza : 8000 personnes
 Nombre de mort-es en Cisjordanie et à Jérusalem Est : 54 personnes

Le monde s’est réveillé le vendredi 13 octobre avec le plan monstrueux des autorités israéliennes : un déplacement massif de toute la population du nord de la Bande de Gaza, y compris la ville de Gaza, vers le sud de ce minuscule territoire.

“Partez d’ici immédiatement”

Les Palestiniens et les Israéliens ont pris l’habitude de guerres dans le sud ces dernières années. Mais la guerre qui a commencé aux premières heures du samedi 7 octobre n’a rien de commun avec les autres. Lançant un assaut stupéfiant, des dizaines ou des centaines d’agents du Hamas, sous une pluie de roquettes, ont franchi la barrière de séparation entre Israël et Gaza pour pénétrer dans des villes israéliennes proches de la Bande soumise au blocus : certains d’entre eux semblent être passés en usant de points faibles des clôtures métalliques, d’autres ont suivi en bateau la côte méditerranéenne, d’autres encore ont utilisé des paramoteurs pour survoler les murs. Une unité du Hamas a ciblé le passage d’Erez, le seul checkpoint civil entre Gaza et Israël, en le faisant échapper au contrôle de l’armée pendant plusieurs heures. Au lever du soleil, des Palestiniens armés arpentaient les rues de Sderot, de Nir Oz et autres kibboutzim, entrant par effraction dans des habitations civiles, combattant contre les forces de sécurité et tirant dans tous les sens. Une rave nocturne, organisée de façon inexplicable dans cette région frontalière désertique, a également été attaquée.