Catégorie : Tribunes

« Cessez d’affamer Gaza ! » Une campagne de l’Union des comités du travail agricole (UAWC)

Depuis le 7 octobre, la bande de Gaza est l’épicentre d’une guerre génocidaire israélienne. Ce terme souligne avec gravité l’intensité et le ciblage délibéré de civils. Cette guerre génocidaire, qui se déroule depuis plus de 80 jours, ne se distingue pas seulement par sa brutalité mais par un nombre catastrophique de victimes humaines.

Intersyndicale de Sorbonne Université : « Pour un cessez le feu immédiat et définitif au proche Orient – Pour un soutien aux universités de Gaza »

Nous, personnels de Sorbonne Université, exprimons notre solidarité envers les populations affectées de tout coté. Nous nous indignons de tant de morts et de destructions et dénonçons toutes les violences perpétrées contre les civils… Nous appelons à ce que soient examinés les partenariats entre SU et les établissements d’enseignement supérieur et de recherche israéliens afin de s’assurer que nos coopérations scientifiques ne soient pas susceptibles de contribuer aux violations des droits des Palestiniens et afin que notre université puisse utiliser ses liens avec des universités israéliennes pour soutenir l’exercice des libertés académiques et la fin des restrictions de la liberté de circulation des universitaires et étudiants palestiniens.

A Gaza, le journal de bord de l’écrivain palestinien Atef Abu Saif : « Vivre une guerre, c’est comme devoir renouveler chaque jour son contrat avec la vie »

Après l’attaque du Hamas contre Israël et la riposte de l’Etat hébreu, le ministre de la culture de l’Autorité palestinienne, Atef Abu Saif, a tenu un journal de bord dans la bande de Gaza. L’écrivain y décrit la terreur des habitants, à commencer par celle de son entourage. Ses premiers textes ont été publiés dans « L’Obs » du 23 novembre 2023. « Le Monde » reproduit ici des extraits des jours suivants.

Il n’y a pas que les balles et les bombes. Je n’ai jamais vu des organisations de la santé aussi inquiètes qu’elles le sont à propos des maladies à Gaza

Un quart de la population de Gaza risque de mourir cette année à cause des foyers de maladie provoqués par ce conflit sans précédent.

Prof Devi Sridhar est présidente du département de santé publique mondiale à l’université d’Edimbourg

De Sabra et Chatila à Gaza

A Sabra et Chatila les massacres avaient eu lieu clandestinement, et n’avaient été révélés que le 18, quand les journalistes ont pu pénétrer dans les camps après le départ des phalangistes, mais à Gaza ils déroulent au vu et au su de tous, ils sont retransmis en direct sur les chaînes de télévision et les réseaux sociaux, et documentés par les ONG et les journaux. Jamais massacres n’ont été aussi publics. Mais cette fois, l’indignation est bien loin.