Réflexions sur la situation en Palestine
Michele, un musicien italien qui a enseigné et coordonné des projets sur la musique en Palestine depuis 2004, partage avec nous ses réflexions sur la situation en Palestine.
Michele, un musicien italien qui a enseigné et coordonné des projets sur la musique en Palestine depuis 2004, partage avec nous ses réflexions sur la situation en Palestine.
Plus de 800 fonctionnaires aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans l’Union européenne ont publié vendredi une lettre publique de dissidence contre le soutien de leurs gouvernements à Israël dans sa guerre à Gaza.
Plus de 500 élus locaux, personnalités politiques nationales et députés européens, dont Mathilde Panot, Marine Tondelier, Jean-Paul Lecoq, Philippe Poutou, Manon Aubry et Leila Shahid, s’insurgent du sort « ignominieux » réservé aux figures palestiniennes qui, depuis la France, s’évertuent à défendre la justice et la paix, à l’instar de la juriste franco-palestinienne Rima Hassan. Nous ne sommes pas dupes, disent ces politiques, les intimidations ont un seul but : faire taire la Palestine, et toutes les voix qui la défendent.
Les faucons libéraux comme Michael McFaul, Max Boot et Anne Applebaum sont prompts à dénoncer l’agression russe mais ignorent les crimes israéliens.
Des historiennes et historiens, provenant de plusieurs pays, interpellent les organisateurs du Comité international des sciences historiques (CISH-ICHS) sur le choix du lieu du prochain congrès. « Les événements qui se déroulent actuellement dans la région nous conduisent à vous demander de ne pas organiser ce congrès à Jérusalem ».
Les universitaires palestiniens déplorent le « ciblage délibéré » de l’enseignement supérieur mais se jurent de le reconstruire une fois la guerre terminée.
« À travers les activités artistiques et les institutions culturelles, l’existence même du peuple est visée. » Après le saccage du célèbre « Théâtre de la Liberté » le 13 décembre dernier par l’armée israélienne, un ensemble d’artistes et de personnalités dénonce cette stratégie d’effacement. « Massacrer l’enfance et la jeunesse, détruire les installations éducatives, abattre les porteurs de sa culture, c’est assassiner un peuple. »
Les institutions palestiniennes soussignées dénoncent avec force l’annonce faite par plusieurs pays de suspendre leur aide à l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient [United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees, UNRWA], sur la base de rapports des renseignements israéliens accusant quelques employés de l’UNRWA d’implication dans les attaques du 7 octobre 2023.
Personne ne devrait avoir à craindre de prendre la parole dans le champ médiatique, y compris pour exprimer des critiques à l’encontre de la politique israélienne. Pourtant chercheurs, journalistes ou responsables politiques préfèrent souvent ignorer le sujet, ou nuancer leur propos, plutôt que d’être la cible de la fachosphère et de ses relais institutionnels.
L’histoire jugera cette faillite politique et morale de pays généralement enclins à donner des leçons au monde. Les financements doivent revenir immédiatement à l’UNRWA.