La Société Max Planck doit mettre fin à son soutien inconditionnel à Israël
Une lettre ouverte d’employés appelle la Société Max Planck (SMP) à reconsidérer sa position sur Israël face aux actions génocidaires israéliennes
Une lettre ouverte d’employés appelle la Société Max Planck (SMP) à reconsidérer sa position sur Israël face aux actions génocidaires israéliennes
Un catalogue palestinien de ruine et de résilience.
Les autorités israéliennes ont informé les Nations Unies dimanche qu’elles n’approuveraient plus aucun convoi alimentaire de l’UNRWA vers le nord de Gaza. Le Commissaire général de l’UNRWA, Philippe Lazzarini, a qualifié cette décision de scandaleuse précisant qu’elle vise à entraver intentionnellement l’aide à la survie lors d’une famine provoquée par l’homme dans le nord de l’enclave.
Mahmoud Mohammad Qaisi, 17 ans, (à gauche), et Iyad Nidal Azmi Kanouh, 17 ans, (à droite) ont été tués par les forces israéliennes au cours d’une incursion dans le camp de réfugiés de Nour Shams, au nord de la Cisjordanie occupée. (Photos : avec l’aimable autorisation des familles Qaisi et Kanouh)
Au Conseil de Sécurité de l’ONU, la Chine et la Russie ont opposé leur veto à une résolution des États-Unis sur la guerre à Gaza. La résolution des États-Unis semblait appeler à un cessez-le-feu, mais elle était écrite de manière à la rendre non contraignante. Notre invitée, Phyllis Bennis dit que c’était juste un « jeu sur les mots » et une tentative « tordue » de l’administration Biden de jouer sur les deux tableaux, alors qu’elle est l’objet de critiques internes et externes croissantes sur l’étroitesse de sa relation avec Israël. Bennis est membre de l’Institut d’Études Politiques et conseillère à l’international de Jewish Voice For Peace. Elle a écrit plusieurs livres sur la politique étrangère des États-Unis au Moyen Orient. À propos des divergences sur le soutien étatsunien à Israël, « la pression augmente à un point que je n’ai jamais vu auparavant » dit-elle, ajoutant qu’il est impératif que l’insistance publique pour davantage d’action se poursuive, vu « qu’il est crucial que les ventes d’armes cessent » et qu’un véritable cessez-le-feu soit immédiatement mis en œuvre.
James Elder décrit des enfants au seuil de la mort et des familles cherchant désespérément de l’eau potable, de la nourriture et un abri.
Alors que la répression de la solidarité avec la Palestine pénètre tous les secteurs de la société, l’image libérale de l’État devient rapidement une histoire que les Allemands ne peuvent se raconter qu’à eux-mêmes.
Déclaration d’un collectif d’universitaires en solidarité avec la Palestine de la Société Max Planck :
La Société Max Planck (SMP) est un organisme de recherche allemand financé par le gouvernement qui comprend 85 instituts de recherche (dont la plupart sont également basés en Allemagne), et c’est l’une des organisations les plus performantes au monde. Par conséquent, ses employés universitaires et non universitaires viennent d’horizons divers, et la SMP est fière de la diversité qu’elle favorise. Toutefois, cette position ne s’est pas toujours reflétée dans les déclarations et positions politiques que la SMP a exprimées au fil des ans, son soutien et sa collaboration continus avec les institutions de recherche israéliennes, qui participent au régime d’apartheid en Palestine occupée, en étant un excellent exemple.
Les combats continuent de faire rage dans la bande de Gaza où plus de 32 000 palestiniens ont été tués en cinq mois. La Cisjordanie occupée est en ébullition et les tensions et les heurts sont quotidiens à la frontière libano-israélienne. L’armée israélienne est sur tous les fronts. Dans ses rangs, de nombreux Français et binationaux qui ont choisi délibérément de partir au combat.
« Comment vos pays peuvent-ils se regarder dans le miroir ? » Le directeur du Centre palestinien pour les droits humains exhorte l’Europe à cesser de « couvrir » Israël face aux massacres à Gaza. « Les Occidentaux, dit-il, n’ont aucune volonté politique. Et donc ils soutiennent. »
Raji Sourani est un avocat palestinien, fondateur en 1995 et directeur exécutif du Centre palestinien pour les droits humains (PCHR), une ONG située à Gaza. Ancien militant politique, il a été incarcéré à plusieurs reprises en Israël dans les années 1970 et 1980 pour son appartenance au Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP).
Il a ensuite débuté une carrière juridique, qui lui a valu une reconnaissance internationale. Récipiendaire du prix Nobel alternatif en 2013, décoré en 2021 de l’ordre du mérite français, il a fait partie de l’équipe juridique de l’Afrique du Sud qui a introduit en début d’année une requête demandant à la Cour internationale de justice (CIJ) de qualifier de « génocide » la guerre israélienne à Gaza. Le 26 janvier, la Cour a reconnu un « risque plausible » de génocide et exigé des mesures conservatoires, ignorées par Israël.