Il ne peut y avoir de critique
La censure ne permet pas seulement au massacre des Palestiniens de continuer ; elle sert aussi de miroir et de justification à la violence d’État.
La censure ne permet pas seulement au massacre des Palestiniens de continuer ; elle sert aussi de miroir et de justification à la violence d’État.
La dystopie post-7 octobre
Des intellectuels et des chercheurs du monde entier, dont Etienne Balibar, Joan W. Scott ou Enzo Traverso, jugent, dans cette tribune à « l’Obs », trop virulentes les réactions à un texte de Didier Fassin sur Gaza et s’alarment d’un climat de surveillance et d’autocensure.
Texte (en français) et vidéo (en anglais) de la conférence du professeur Etienne Balibar sur « La Palestine, l’Ukraine et autres guerres d’extermination : le local et le global » donnée dans le cadre des conférences Bisan le 13 décembre 2023.
L’ironie du fait que Masha Gessen ait failli ne pas recevoir le prix en raison de ses écrits sur Gaza est quasiment impénétrable.
Au moment où l’armée israélienne est engagée dans un génocide en cours à Gaza, la présence de nombreux français et françaises dans cette armée est révoltante. L’Association France Palestine Solidarité tient à la dénoncer et à exiger qu’il y soit mis fin. L’AFPS demande aussi que les personnes de nationalité française (y compris les binationaux) impliquées dans des crimes de guerre soient traduites devant la justice française.
La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) reconnaît qu’Israël mène un génocide contre le peuple palestinien. Les États et les individus qui fournissent une assistance à Israël en sont complices. Un cessez-le-feu immédiat est impératif pour sauver des vies civiles et mettre fin aux crimes qui ont lieu depuis le début de l’offensive. La Cour pénale internationale est appelée à délivrer immédiatement des mandats d’arrêt à l’encontre des responsables israéliens des crimes internationaux commis contre les Palestinien·nes.
Dans un texte publié dans l’Humanité, Ivar Ekeland, président de l’AURDIP, écrit « il est grand temps que les universités françaises expriment leur solidarité avec les universités palestiniennes, comme elles l’ont fait pour les universités ukrainiennes, et arrêtent toute coopération scientifique avec les universités israéliennes, comme elles l’ont fait pour les universités russes. Elles ont déjà été sollicitées en ce sens, et qu’elles ne l’aient pas fait laisse planer le soupçon qu’à leurs yeux les Palestiniens ne valent pas les Ukrainiens ».
En rejetant, le 8 décembre, l’appel à un « cessez-le-feu humanitaire immédiat », les Etats-Unis ont fait en sorte que le châtiment infligé par Israël envers une population tout entière se prolonge.
Déclaration de Jan Egeland, Secrétaire Général du Conseil Norvégien des Réfugiés :