Catégorie : Tribunes

L’Institut néerlandais d’étude avancée : Soutien aux libertés académiques pour tous les universitaires

En tant qu’institut de recherche nous choisissons de ne pas publier des déclarations politiques générales, bien qu’évidemment, nous condamnions tourte violence contre des civils. Nous sommes particulièrement concernés par les situations dans lesquelles les libertés académiques sont menacées, notamment celles qui ont suivi les atrocités commises par le Hamas le 7 octobre et la guerre d’Israël à Gaza, en particulier le scholasticide qui a totalement dévasté les infrastructures académiques de Gaza.

Le langage orwellien du MIT masque sa position sur les manifestations pour Gaza

Dans le roman 1984 de George Orwell, un langage fictionnel, le novlangue, est conçu pour contrôler les esprits humains et cacher la réalité — par exemple, en affirmant que « la guerre est la paix » et « l’ignorance est une force », ou dans le cas de mon Haïti natale, en appelant une invasion violente « une mission de maintien de la paix » — afin que les classes dirigeantes du monde, aka « Big Brother », puissent renforcer le pouvoir de leurs régimes totalitaires. Au cours des derniers mois, cette utilisation dystopique du langage comme arme politique pour une variété d’objectifs néfastes (gaslighting, déshumanisation et fabrication du consentement) s’est intensifiée dans le contexte de la guerre contre Gaza, des manifestations et contre-manifestations associées, et de la répression policière sur les campements étudiants contre le génocide. Plus surprenant, la langue de bois a imprégné même des débats, liés à l’enseignement, avec les collègues de mon propre département du MIT sur ce qu’il est « approprié » d’enseigner en linguistique et sur ce que mon expertise (ou manque allégué de la dite expertise) devrait m’autoriser à enseigner. Est-ce que l’ignorance est vraiment une force, même au MIT, même parmi les linguistes ? Si la linguistique était conçue comme un outil indispensable pour dévoiler les distortions sémantiques du novlangue et pour promouvoir la libération et la construction communautaire, elle pourrait aider à inaugurer un monde meilleur.

Communiqué de soutien au peuple palestinien, par des élus étudiants de Paris-Saclay

Alors qu’un massacre, peut-être même un génocide, frappe le peuple palestinien, nous, élu·e·s étudiant·e·s des conseils centraux, des conseils d’UFR et des écoles doctorales de Paris-Saclay, refusons de rester passifs. Nous vous adressons ce communiqué pour inciter l’Université Paris-Saclay à s’engager résolument dans l’effort mondial pour la paix et la justice en Palestine et Israël, en accord avec ses valeurs d’émancipation et d’humanisme.

Non, Monsieur le Président, le respect du Droit International n’est pas une question d’« émotion »

L’Espagne, l’Irlande et la Norvège ont reconnu l’État palestinien. La France ne le fera pas. Du moins pas sous la Présidence Macron, qui a déclaré mardi 28 mai 2024 : « Je ne ferai pas une reconnaissance d’émotion. » La formule est, hélas, emblématique du renoncement total et dangereux de l’exécutif au droit international.

Le défi palestinien à l’éthique médicale états-unienne

Depuis 7 mois, sous les yeux du monde, des travailleurs de la santé subissent des meurtres, sont enlevés, torturés, exécutés et jetés une fois morts dans des charniers [1];  des patients sont tués dans leur lit d’hôpital ; des hôpitaux et des dispensaires sont bombardés délibérément ; des infrastructures de santé et d’assainissement font l’objet de destructions ciblées ; la fourniture d’aide humanitaire et de médicaments essentiels est empêchée pendant une famine historique fabriquée pour servir d’arme de guerre ; et les Palestiniens de Gaza se voient infliger des conditions destinées à être incompatibles avec la vie.