Nous ne sommes pas de ce lieu d’où nous sommes
Un catalogue palestinien de ruine et de résilience.
Un catalogue palestinien de ruine et de résilience.
Déclaration d’un collectif d’universitaires en solidarité avec la Palestine de la Société Max Planck :
La Société Max Planck (SMP) est un organisme de recherche allemand financé par le gouvernement qui comprend 85 instituts de recherche (dont la plupart sont également basés en Allemagne), et c’est l’une des organisations les plus performantes au monde. Par conséquent, ses employés universitaires et non universitaires viennent d’horizons divers, et la SMP est fière de la diversité qu’elle favorise. Toutefois, cette position ne s’est pas toujours reflétée dans les déclarations et positions politiques que la SMP a exprimées au fil des ans, son soutien et sa collaboration continus avec les institutions de recherche israéliennes, qui participent au régime d’apartheid en Palestine occupée, en étant un excellent exemple.
« Comment vos pays peuvent-ils se regarder dans le miroir ? » Le directeur du Centre palestinien pour les droits humains exhorte l’Europe à cesser de « couvrir » Israël face aux massacres à Gaza. « Les Occidentaux, dit-il, n’ont aucune volonté politique. Et donc ils soutiennent. »
Raji Sourani est un avocat palestinien, fondateur en 1995 et directeur exécutif du Centre palestinien pour les droits humains (PCHR), une ONG située à Gaza. Ancien militant politique, il a été incarcéré à plusieurs reprises en Israël dans les années 1970 et 1980 pour son appartenance au Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP).
Il a ensuite débuté une carrière juridique, qui lui a valu une reconnaissance internationale. Récipiendaire du prix Nobel alternatif en 2013, décoré en 2021 de l’ordre du mérite français, il a fait partie de l’équipe juridique de l’Afrique du Sud qui a introduit en début d’année une requête demandant à la Cour internationale de justice (CIJ) de qualifier de « génocide » la guerre israélienne à Gaza. Le 26 janvier, la Cour a reconnu un « risque plausible » de génocide et exigé des mesures conservatoires, ignorées par Israël.
Unanimes, doyennes et doyens des Écoles, directrices et directeurs des centres de recherche et des départements de Sciences Po, membres élus du CA de la FNSP, s’élèvent contre toute forme d’ingérence extérieure, qu’elle soit gouvernementale ou médiatique. « Aux antipodes de ce que veulent suggérer des polémiques récurrentes, largement orchestrées sur les réseaux sociaux et exprimées sur le mode de la diffamation, notre université participe pleinement à la vitalité de la vie démocratique.»
Condamner la philosophe queer pour avoir déclaré que le 7 octobre «était un acte de résistance armée» relève de la malhonnêteté intellectuelle. C’est taire sa condamnation des atrocités du Hamas, son engagement pour la paix et son soutien à la coexistence des Israéliens et Palestiniens, rappelle un collectif d’universitaires dans une tribune publiée le 14 mars dans Libération.
Le Conseil d’administration de l’ENS de Lyon appelle le gouvernement français à œuvrer, conformément à ses obligations en tant que signataire de la Convention de 1948 pour la répression et la prévention du crime de génocide, en vue de prévenir toute violation de ladite convention.
Après de premières mesures à l’encontre de 28 colons israéliens extrémistes, les auteurs de ce texte appellent la France à en prendre de nouvelles, alors que les violences à l’encontre des Palestiniens se multiplient. Ils proposent par exemple de radier les colons français des listes électorales.
Nous, enseignant.e.s, doctorant.e.s et chercheur.euse.s à Sciences Po, ainsi que collègues du supérieur, exprimons notre soutien aux étudiant.e.s à l’origine de la manifestation organisée au matin du mardi 12 mars en réponse à l’appel de la Coordination universitaire européenne contre la colonisation en Palestine (CUCCP) à l’organisation d’une journée européenne de soutien académique au peuple palestinien.
« Le poisson pourrit toujours par la tête », a rappelé Gabriel Attal au conseil d’administration de Sciences Po, le 12 mars. Voilà au moins un point sur lequel on peut être en accord avec lui. C’est peu dire que l’irruption inopinée du Premier ministre constitue en soi un événement stupéfiant et inacceptable.
Nous, étudiant·e·s juif·ves de Sciences Po, refusons d’être instrumentalisé·e·s pour justifier la répression des mobilisations pro-palestiniennes.