Source : AURDIP

Lettre de l’AURDIP aux Président·e·s d’université sur la coopération UE-Israël

Dans une lettre adressée aux présidences d’université, Ivar Ekeland, vice-président de l’AURDIP, appelle les établissements français à rejoindre leurs homologues belges dans la demande de suspension de l’accord de coopération entre l’Union européenne et Israël. Cet accord, qui permet à Israël de participer à des programmes de recherche comme Horizon Europe, repose pourtant sur le respect des droits humains – une condition aujourd’hui bafouée au vu de la situation à Gaza.

Alors que la Cour Internationale de Justice juge plausible qu’un génocide soit en cours, et que les organisations humanitaires dénoncent des crimes de masse, l’inaction européenne devient moralement intenable. Les universités françaises, longtemps silencieuses sur le drame de Gaza, sont invitées à prendre enfin position. Il est temps que la communauté universitaire, si promptement mobilisée pour l’Ukraine, se montre à la hauteur des principes qu’elle affirme défendre.

L’Union européenne cessera-t-elle de subventionner les institutions israéliennes ?

L’UE continue à accorder des privilèges à Israël grâce à l’Accord d’association UE-Israël, malgré l’Article 2 de cet Accord stipulant « le respect des droits humains ». De plus, les institutions universitaires israéliennes continuent à jouir d’un statut privilégé comme partenaires des universités européennes et ont reçu plus de 2,6 milliards d’euros de l’UE depuis 2007 en subventions de recherche. 75 organisations, et 4500 étudiants et membres du personnel universitaire ont signé une pétition destinée à l’UE et demandant que cette collaboration SOIT ARRÊTÉE.

Google censure la pétition universitaire « STOP au financement européen des institutions israéliennes – Stop à la complicité avec l’occupation, l’apartheid et le génocide »

Tôt le 5 juin, Google a retiré notre pétition « STOP au financement européen des institutions israéliennes – Stop à la complicité avec l’occupation, l’apartheid et le génocide » de sa plateforme Google Drive et a bloqué sans préavis le compte associé. Aucun élément de notre pétition ne contrevenait à ses conditions d’utilisation ou à sa politique officielle.

Lettre de l’AURDIP relative à la suspension d’une enseignante dans l’académie de Dijon

L’AURDIP adresse cette lettre à la Rectrice de l’académie de Dijon pour contester la suspension d’une enseignante ayant encadré une minute de silence en hommage aux enfants tués à Gaza par l’armée israélienne. L’Association estime cette décision infondée, juridiquement et moralement, et s’alarme du signal qu’elle envoie à la jeunesse.

Stop au financement européen des institutions israéliennes, stop à la complicité avec l’Occupation, l’Apartheid et le Génocide

Cette pétition, signée par l’AURDIP et d’autres organisations académiques européennes, appelle l’Union européenne à mettre fin à sa complicité dans la guerre génocidaire menée par Israël à Gaza et dans les violations du droit international. Elle dénonce le financement continu, par l’UE, des universités israéliennes étroitement liées à l’appareil militaire et à l’occupation, tandis que les universités palestiniennes sont systématiquement détruites.

La pétition demande à l’UE de :

  • Mettre fin à toute coopération académique et scientifique avec les institutions israéliennes

  • Résilier le statut d’Israël comme pays associé au programme Horizon Europe

  • Reconstruire les institutions académiques palestiniennes

  • Enquêter sur l’impact des financements européens passés et futurs sur les droits humains en Israël et dans les territoires occupés

Elle appelle également l’UE à imposer des sanctions, y compris un embargo sur les armes, et à utiliser tous les leviers à sa disposition pour faire respecter le droit international.
Elle est ouverte à la signature des chercheurs, personnels universitaires et étudiant·es en remplissant le formulaire ici.

Conférence de la professeure Rafaëlle Maison : « Gaza : génocide et droit des peuples »

Conférence de la professeure Rafaëlle Maison (Université Paris Saclay) portant sur la notion juridique de génocide et son application à la situation à Gaza. Elle a été délivrée à la faculté DEM de Sceaux (Université Paris Saclay). Elle s’inscrit dans un cycle « Palestine et droits fondamentaux » organisé par le Master 2 « Droit international et européen des droits fondamentaux » et soutenu par l’IEDP.

A propos d’un projet de loi contre l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur

Un projet de loi baptisé « projet de loi contre l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur » a été déposé en octobre 2024 au Sénat, et y a été discuté en séance publique fin février 2025. On trouvera ici la succession des textes. Il est maintenant discuté à l’Assemblée nationale et consiste principalement à expliciter l’antisémitisme (et parfois le racisme) parmi les discriminations susceptibles de poursuites dans le cadre de l’université. Si l’on ne peut qu’agréer avec la volonté de ne tolérer aucune discrimination, à l’université ou ailleurs, c’est le dispositif proposé https://www.senat.fr/rap/l24-335/l24-3353.html) pour atteindre cet objectif qui posait plusieurs problèmes graves, se référant par exemple pour définir l’antisémitisme aux exemples contestés de l’IHRA (Alliance internationale pur la mémoire de l’Holocauste) et à des associations dont le comportement à cette date pouvait faire douter de l’objectivité et de la hauteur de vues nécessaires. Soulignons aussi que les référents contre les discriminations (y compris antisémites) existent déjà dans de nombreux établissements d’enseignement supérieur. À l’occasion de la discussion au Sénat, la lettre suivante a été adressée le 18 février par Catherine Goldstein, à titre personnel, à plusieurs sénateurs et sénatrices. Une seule a répondu.