Source : Mediapart

La police israélienne a arrêté la professeure Nadera Shalhoub-Kevorkian pour incitation à la haine

Cinq universitaires basées en Europe, Revital Madar, Nacira Guénif, Tal Dor, Sadia Agsous-Bienstein et Karine Lamarche, alertent sur la persécution que subie la professeure Nadera Shalhoub-Kevorkian, une Palestinienne citoyenne de l’État d’Israël et citoyenne américaine. « Non seulement les allégations contre [elle] sont fausses et sans fondement, mais les mesures prises contre elle par l’Université hébraïque et maintenant par la police israélienne violent sa liberté d’expression ».

Guerre à Gaza : une entreprise marseillaise équipe en secret l’armée israélienne

La France a autorisé, fin octobre 2023, la livraison à Israël d’au moins 100 000 liens de cartouches pour des fusils-mitrailleurs susceptibles d’être utilisés contre des civils à Gaza. Cette cargaison a été expédiée depuis Marseille, en contradiction avec les engagements du gouvernement.

Raji Sourani : « L’Europe et l’Occident sont complices du génocide en cours »

« Comment vos pays peuvent-ils se regarder dans le miroir ? » Le directeur du Centre palestinien pour les droits humains exhorte l’Europe à cesser de « couvrir » Israël face aux massacres à Gaza. « Les Occidentaux, dit-il, n’ont aucune volonté politique. Et donc ils soutiennent. »

Raji Sourani est un avocat palestinien, fondateur en 1995 et directeur exécutif du Centre palestinien pour les droits humains (PCHR), une ONG située à Gaza. Ancien militant politique, il a été incarcéré à plusieurs reprises en Israël dans les années 1970 et 1980 pour son appartenance au Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP).

Il a ensuite débuté une carrière juridique, qui lui a valu une reconnaissance internationale. Récipiendaire du prix Nobel alternatif en 2013, décoré en 2021 de l’ordre du mérite français, il a fait partie de l’équipe juridique de l’Afrique du Sud qui a introduit en début d’année une requête demandant à la Cour internationale de justice (CIJ) de qualifier de « génocide » la guerre israélienne à Gaza. Le 26 janvier, la Cour a reconnu un « risque plausible » de génocide et exigé des mesures conservatoires, ignorées par Israël.