Catégorie : Tribunes

L’Université du peuple de Providence

« Il ne reste aucune université à Gaza » peut-on lire sur une pancarte du campement de Brown pour la Palestine, qui s’est officiellement terminé hier. La pancarte faisait face au bâtiment administratif University Hall et portait le message d’un des nombreux thèmes du campement : le désinvestissement, parmi beaucoup d’autres questions, peut-être plus pressantes, est aussi une question du domaine de l’éducation.  Parce que Brown a, à maintes reprises, écarté les appels au désinvestissement, sous la puissante bannière d’être une université de classe A – un titre supposé lui conférer un caractère apolitique – les quelque quatre-vingts étudiants qui ont choisi de planter des tentes en totale violation des politiques définissant la conduite à tenir par les étudiants, font valoir leur point de vue par leurs teach-in. Si Brown veut en faire une affaire d’enseignement, les étudiants en feront une affaire d’enseignement.

Dans un contexte de répression sur les campus, la guerre à Gaza provoque une crise de la liberté d’expression

A travers les États Unis, « des têtes tombent » à la direction de quelques universités de l’Ivy League dans le cadre d’une répression dans l’ensemble des campus à l’encontre des étudiants qui protestent contre la guerre d’Israël à Gaza, mettant un coup de projecteur sur la question de la liberté d’expression dans le monde entier, a dit la Rapporteure Spéciale de l’ONU Irene Khan.

Contre une démocratie bâillonnée, défendons les libertés publiques

Contre le musellement de voix engagées sur le conflit israélo-palestinien et face à la gravité des atteintes aux libertés publiques, un large collectif de personnalités, syndicats et d’associations (où l’on retrouve le Syndicat de la Magistrature, la LDH, le Gisti, la CGT ou encore le Planning familial) dénonce « une limitation inacceptable du pluralisme démocratique ».