Lettre adressée par le président de l’AURDIP au président du MUCEM
Stèle avec inscription en araméen décrivant un cadeau offert par Raji fils d’Amrû fils de S/S et Natnû fils de Bagrû à Gûmat roi des Nabatéens. Institut du Monde Arabe….
Stèle avec inscription en araméen décrivant un cadeau offert par Raji fils d’Amrû fils de S/S et Natnû fils de Bagrû à Gûmat roi des Nabatéens. Institut du Monde Arabe….
Comme si de rien n’était, le gouvernement publie un appel à candidature pour la coprésidence du Haut Conseil franco-israélien pour la Science et la Technologie (HCST). Dans un contexte de génocide, et contrairement aux injonctions de la Cour Internationale de Justice, la France poursuit sa coopération scientifique et technologique avec Israël. L’AURDIP a écrit aux ministres compétents et aux présidents d’université pour dénoncer cette complicité
L’AURDIP publie et soutient la tribune ouverte « Gaza – Le silence sélectif de l’Académie », adressée à l’Académie des sciences. Signée à ce jour par plus de 500 universitaires et chercheurs, cette tribune dénonce le contraste saisissant entre la réaction rapide de l’institution en faveur des scientifiques ukrainiens et son silence face à la destruction des universités de Gaza et aux crimes internationaux dont sont victimes les Palestiniens.
L’AURDIP dénonce la censure d’un colloque scientifique sur la Palestine au Collège de France, annulé sous la pression du ministre de l’Enseignement Supérieur. Nous revenons sur cet événement grave pour la liberté académique et alertons sur les méthodes d’intimidation et de fichage mises en œuvre pour faire taire tout débat informé sur ce sujet.
Dans une lettre adressée aux présidences d’université, Ivar Ekeland, vice-président de l’AURDIP, appelle les établissements français à rejoindre leurs homologues belges dans la demande de suspension de l’accord de coopération entre l’Union européenne et Israël. Cet accord, qui permet à Israël de participer à des programmes de recherche comme Horizon Europe, repose pourtant sur le respect des droits humains – une condition aujourd’hui bafouée au vu de la situation à Gaza.
Alors que la Cour Internationale de Justice juge plausible qu’un génocide soit en cours, et que les organisations humanitaires dénoncent des crimes de masse, l’inaction européenne devient moralement intenable. Les universités françaises, longtemps silencieuses sur le drame de Gaza, sont invitées à prendre enfin position. Il est temps que la communauté universitaire, si promptement mobilisée pour l’Ukraine, se montre à la hauteur des principes qu’elle affirme défendre.
L’UE continue à accorder des privilèges à Israël grâce à l’Accord d’association UE-Israël, malgré l’Article 2 de cet Accord stipulant « le respect des droits humains ». De plus, les institutions universitaires israéliennes continuent à jouir d’un statut privilégé comme partenaires des universités européennes et ont reçu plus de 2,6 milliards d’euros de l’UE depuis 2007 en subventions de recherche. 75 organisations, et 4500 étudiants et membres du personnel universitaire ont signé une pétition destinée à l’UE et demandant que cette collaboration SOIT ARRÊTÉE.
Tôt le 5 juin, Google a retiré notre pétition « STOP au financement européen des institutions israéliennes – Stop à la complicité avec l’occupation, l’apartheid et le génocide » de sa plateforme Google Drive et a bloqué sans préavis le compte associé. Aucun élément de notre pétition ne contrevenait à ses conditions d’utilisation ou à sa politique officielle.
L’AURDIP adresse cette lettre à la Rectrice de l’académie de Dijon pour contester la suspension d’une enseignante ayant encadré une minute de silence en hommage aux enfants tués à Gaza par l’armée israélienne. L’Association estime cette décision infondée, juridiquement et moralement, et s’alarme du signal qu’elle envoie à la jeunesse.
Cette pétition, signée par l’AURDIP et d’autres organisations académiques européennes, appelle l’Union européenne à mettre fin à sa complicité dans la guerre génocidaire menée par Israël à Gaza et dans les violations du droit international. Elle dénonce le financement continu, par l’UE, des universités israéliennes étroitement liées à l’appareil militaire et à l’occupation, tandis que les universités palestiniennes sont systématiquement détruites.
La pétition demande à l’UE de :
Mettre fin à toute coopération académique et scientifique avec les institutions israéliennes
Résilier le statut d’Israël comme pays associé au programme Horizon Europe
Reconstruire les institutions académiques palestiniennes
Enquêter sur l’impact des financements européens passés et futurs sur les droits humains en Israël et dans les territoires occupés
Elle appelle également l’UE à imposer des sanctions, y compris un embargo sur les armes, et à utiliser tous les leviers à sa disposition pour faire respecter le droit international.
Elle est ouverte à la signature des chercheurs, personnels universitaires et étudiant·es en remplissant le formulaire ici.
Le 8 avril 2025, le Conseil d’administration de l’IEP de Strasbourg a voté le maintien de son partenariat avec l’Université Reichman en Israël, malgré une opposition massive des étudiants et enseignants, et en contradiction avec les recommandations d’un comité d’examen interne qui avait unanimement conclu à la nécessité de rompre ce partenariat pour des raisons éthiques et légales. Ce vote, survenu le jour même où le secrétaire général de l’ONU qualifiait Gaza de « champ de mort », s’est appuyé principalement sur les procurations de membres extérieurs absents du Conseil. Le ministre de l’Enseignement supérieur avait fait pression en amont, menaçant l’établissement de recours judiciaires si le partenariat était rompu. L’AURDIP dénonce une décision politique prise au mépris du droit international et de la volonté de la communauté universitaire, et salue le courage des étudiants et personnels de l’IEP qui défendent le droit international.