Étudiant·e·s juif-ve·s à Sciences Po : nous ne serons pas instrumentalisé·e·s
Nous, étudiant·e·s juif·ves de Sciences Po, refusons d’être instrumentalisé·e·s pour justifier la répression des mobilisations pro-palestiniennes.
Nous, étudiant·e·s juif·ves de Sciences Po, refusons d’être instrumentalisé·e·s pour justifier la répression des mobilisations pro-palestiniennes.
Afin de clarifier les propos que j’ai tenus à Pantin le dimanche 3 mars, je souhaiterais faire la déclaration suivante.
Depuis une semaine, une vingtaine de personnes sont mortes de faim dans le territoire palestinien. Dans le Nord, quasiment plus aucune aide ne parvient. Après cinq mois de guerre, les civils, livrés à eux-mêmes, sont les premières victimes du siège israélien.
Plus de 200 législateurs de 13 pays s’unissent pour s’opposer aux exportations d’armes provenant de leur pays à destination d’Israël.
Le vendredi 26 janvier, la cour des Nations unies ordonnait à Israël de prendre dans un délai d’un mois une série de mesures afin d’éviter que des actes de génocide soient commis lors de son opération militaire à Gaza. Ce délai passé, les ONG dénoncent l’inaction de l’État hébreu.
« Nous tenons à rappeler notre attachement aux libertés académiques, au Moyen-Orient et en France, loin des discours partisans et essentialistes ». Appelant à la fin des massacres en Palestine, un large ensemble international d’enseignant·es et chercheur·es de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche exprime sa solidarité avec les étudiant·es, personnels et enseignant·es des universités palestiniennes affectées par ce conflit.
Shaden et Ibrahim ont reçu une obligation de quitter la France après avoir déposé une demande de régularisation auprès de la préfecture d’Ille-et-Vilaine. Si celle-ci affirme avoir suspendu la procédure après la médiatisation de l’affaire, la mesure d’éloignement n’est pas pour autant annulée.
Plus de 500 élus locaux, personnalités politiques nationales et députés européens, dont Mathilde Panot, Marine Tondelier, Jean-Paul Lecoq, Philippe Poutou, Manon Aubry et Leila Shahid, s’insurgent du sort « ignominieux » réservé aux figures palestiniennes qui, depuis la France, s’évertuent à défendre la justice et la paix, à l’instar de la juriste franco-palestinienne Rima Hassan. Nous ne sommes pas dupes, disent ces politiques, les intimidations ont un seul but : faire taire la Palestine, et toutes les voix qui la défendent.
Les États-Unis et leurs alliés, dont la France, qui ont laissé Israël massacrer depuis quatre mois la population de Gaza, s’associent aujourd’hui pour cesser de financer la plus grande organisation humanitaire de l’enclave. Ses programmes pourraient s’arrêter à la fin du mois.
Des historiennes et historiens, provenant de plusieurs pays, interpellent les organisateurs du Comité international des sciences historiques (CISH-ICHS) sur le choix du lieu du prochain congrès. « Les événements qui se déroulent actuellement dans la région nous conduisent à vous demander de ne pas organiser ce congrès à Jérusalem ».