L’AURDIP rend hommage aux étudiants, aux professeurs, et à tous les personnels des universités assassinés par l’armée israélienne à Gaza, au Liban et maintenant, avec l’assistance de l’armée américaine, en….
Mais surtout, c’est au sein des universités que se cultive et se propage ce qui survit aux corps et même à la mémoire : c’est l’idée, l’idée que tous les êtres humains naissent et demeurent libres et égaux, l’idée aussi qu’ils ont un destin commun, exprimé par le mot de fraternité. Ce sont ces idées que l’on cherche à détruire, non seulement à Gaza, au Liban ou en Iran, mais ici même, en France. L’AURDIP rend hommage à tous les étudiants qui ont été exclus ou sanctionnés, à Sciences Po ou ailleurs, pour avoir osé protester contre le génocide à Gaza, à tous les collègues qui ont été sanctionnés pour les mêmes raisons. En France, comme aux Etats-Unis, l’étau se resserre sur les universités, accusées d’islamo-gauchisme ou de wokisme, et la proposition de loi Yadan va y rajouter le soupçon d’antisémitisme, parce qu’elles prennent au sérieux l’idée que tous les êtres humains sont égaux et doivent être traités comme tels
Ne nous y trompons pas : il ne s’agit pas ici de défendre quelques points techniques de droit international. Il s’agit de droits fondamentaux, le droit des bébés de ne pas être tués à la naissance, le droit des adultes à ne pas mourir de faim quand la nourriture s’accumule de l’autre côté de la frontière, le droit des peuples à ne pas être génocidés. Ce sont ces droits qui sont menacés, ce sont ces droits que défendent les universités.
