Une tribune, rédigée et signée notamment par plusieurs membres de l’association des Juristes pour le respect du droit international (JURDI), dénonce des milliers de blessés privés de soins, plus de mille personnels soignants tués, des hôpitaux et autres établissements sanitaires réduits en cendres, des médecins arbitrairement arrêtés et emprisonnés sans procès.

Selon cette tribune, « protéger les blessés, les malades, ceux qui les soignent, ainsi que les lieux et véhicules sanitaires (Croix Rouge ou Croissant Rouge) est une norme impérative. Attaquer intentionnellement ces personnes et ces structures est un crime de guerre ». Cités par la tribune, les récents rapports internationaux et enquêtes de l’ONU (e.g., rapport A/79/232) démontrent que ce qui se passe à Gaza et au Liban n’est pas une série d’accidents, mais « une stratégie militaire délibérée, conduite en violation totale du cœur même du droit international humanitaire (DIH) ».
La Cisjordanie n’est pas épargnée : dimanche 21 juin, les forces israéliennes ont arrêté à Ramallah, le Dr Mazen Al-Rantisi, âgé de 71 ans, président de l’Union of Health Work Committee, une association palestinienne à but non lucratif fondée en 1985 qui gère des cliniques accueillant chaque année des milliers de patients, notamment dans les communautés rurales où l’accès aux soins de est très limité et fortement entravé.
