Auteur/autrice : Abbes

Mathématicien, Directeur de recherche à Paris, Secrétaire de l'AURDIP

Gaza : Médecins du Monde dénonce un processus de « délégitimation » des ONG humanitaires par Israël

Jean-François Corty, président de Médecins du Monde, juge « terrifiante » une initiative française visant à enquêter sur de possibles infiltrations d’ONG par le Hamas, proposée par le ministre délégué chargé de l’Europe, Benjamin Haddad. « Ça entretient le doute sur nos organisations et ça s’inscrit parfaitement dans le discours de l’extrême droite israélienne », estime-t-il, dénonçant l’idée selon laquelle les ONG seraient à la fois « potentiellement infiltrées par le Hamas » et « des organisations politiques ». « Ce qu’on demande, ce n’est pas que notre ministre nous délégitime », conclut-il, mais « qu’il fasse en sorte que le droit international soit respecté à Gaza, que l’aide rentre et que les humanitaires ne soient pas tués ».

Décès de Mohammad Bakri, acteur, réalisateur palestinien

Le cinéaste palestinien et réalisateur de « Jenin, Jenin », Mohammad Bakri, décède après une vie consacrée à la lutte contre l’occupation israélienne.

Artiste palestinien déterminé qui a fait du cinéma un moyen de résistance, Mohammed Bakri laisse derrière lui un héritage marqué par la révolte, la mémoire et le refus de se taire.

Les activités humanitaires vitales de MSF à Gaza menacées par les nouvelles règles d’enregistrement imposées par Israël

De nouvelles règles d’enregistrement imposées par les autorités israéliennes aux ONG internationales risquent de restreindre gravement l’accès aux soins de santé vitaux à Gaza. Médecins Sans Frontières alerte sur le fait que des centaines de milliers de personnes pourraient être affectées en 2026 si les organisations humanitaires perdaient leur enregistrement et leur accès.

Comment la diplomatie européenne a été grippée par des fonctionnaires « très conciliants » avec Israël

Pendant deux ans, l’UE s’est révélée impuissante à sanctionner Israël pour les violations du droit international à Gaza. Les divisions entre États membres en sont la cause première. Mais, au sein du service diplomatique européen, des hauts fonctionnaires freinaient toute initiative « défavorable à Israël ».

Action judiciaire de JURDI contre SWIFT : Agir enfin sur les mécanismes systémiques qui alimentent les violations graves en Israël/Palestine

JURDI  a annoncé le 16 décembre 2025 avoir introduit une action en référé devant le Tribunal de première instance de Nivelles (Belgique) contre SWIFT, la coopérative internationale qui assure les communications financières mondiales et contrôle les échanges financiers transfrontaliers y compris le fonctionnement international des banques israéliennes. 

Gaza. Le conseil de sécurité de l’ONU contre le droit international

La tentative d’effacer le droit applicable en Palestine se prolonge dans la résolution 2803 du Conseil de sécurité. Adoptée le 17 novembre 2025 par 13 voix favorables, en dépit des abstentions russe et chinoise, ce texte est contraire au droit international. En conséquence, les États membres des Nations unies ne devraient participer ni à la « force internationale » ni au « conseil de paix » prévus par l’organe politique de l’ONU.

Plan Trump pour Gaza : « Le Conseil de sécurité de l’ONU a institutionnalisé un protectorat illégal sur Gaza »

Dans une tribune au « Monde », l’avocat Alfonso Dorado et le président de l’association Juristes pour le respect du droit international, Patrick Zahnd, analysent la dimension juridique de la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies, par laquelle le territoire gazaoui est placé sous la tutelle d’un « comité de la paix », et s’inquiètent d’un « recul majeur pour le droit international et la crédibilité même de l’ONU ».

« Tout est rouge ! » : Récits d’un génocide en cours

Après la sidération quotidienne des informations et images médiatiques, après les batailles de mots, les décryptages à l’emporte-pièce et l’échantillon des manœuvres prescriptives qui ont occupé et miné les espaces de parole publics, arrivent les premières approches historiennes de ce qui se déroule à Gaza et en Cisjordanie depuis le 7 octobre, et les réflexions sur le monde qui a rendu cela possible, qui y assiste ou y participe, et qui y survivra. La parole des concernés, si elle a tardé à se faire entendre, commence d’émerger, faisant apparaître des visages et des noms. Parallèlement aux écrits poétiques issus de la Palestine et de sa diaspora, paraissent en volume des témoignages et textes de survivants de l’extermination en cours, qu’on n’avait pu lire jusqu’ici qu’au coup par coup, le plus souvent grâce aux réseaux sociaux et à des associations de militants. On appréhendait ces récits. On avait raison. Là où nous entendions parler de bombardements, de déplacements, d’évacuations d’hôpitaux, ils nous font saisir de l’intérieur les réalités vécues, et on tremble.