Six enfants parmi les morts alors que l’agence israélienne restreint les évacuations deux jours après la réouverture du passage vers l’Égypte.
Des tirs d’un tank israélien et des frappes aériennes ont tué au moins 21 personnes à Gaza, dont six enfants et sept femmes, et Israël arrêté l’évacuation des patients par le passage de Rafah exactement deux jours après sa réouverture.
Parmi les victimes, il y avait un infirmier qui s’est précipité sur place pour aider les blessés et il a été tué par une deuxième frappe au même endroit dans la ville méridionale de Khan Younis. Des tentes à al-Mawasi, camp de personnes déplacées à Khan Younis, ont été déchiquetées par le souffle.
Les frappes ciblaient la ville de Gaza et Khan Younis. L’armée israélienne a dit qu’elle avait ciblé Gaza après qu’un homme armé ait tiré sur des soldats israéliens et gravement blessé un réserviste.
« Alors que nous dormions chez nous, le tank nous a bombardés et des obus ont frappé notre maison, nos enfants ont été tués – mon fils a été tué, le fils et la fille de mon frère ont été tués », a dit Abu Mohamed Habouch aux obsèques de ses enfants.
Israël a tué plus de 556 personnes à Gaza depuis le début du cessez-le-feu en octobre, la plupart étant des civils, d’après les responsables de la santé à Gaza. D’après Israël, des tireurs palestiniens ont tué quatre soldats israéliens au cours de la même période.
Les frappes israéliennes ont été les dernières violations du fragile cessez-le-feu qui, même alors que les diplomates essayaient de le faire avancer vers une difficile deuxième étape, n’a pas mis fin à une guerre continue dans le territoire assiégé.
Alors que les frappes déchiraient Gaza, les responsables de la santé ont dit qu’Israël avait également mis fin au transport médical des patients par le passage de la frontière à Rafah vers l’Égypte. Ce passage avait partiellement rouvert lundi, permettant à un petit nombre de Palestiniens de traverser pour la première fois depuis des mois.
Le Croissant Rouge a dit que des patients étaient arrivés dans un hôpital de Khan Younis pour se préparer à la traversée à Rafah pour être soignés, uniquement pour apprendre qu’Israël avait reporté les évacuations à plus tard.
« Ils ont appelé les patients et dit qu’aujourd’hui, il n’y aurait absolument aucune traversée, le passage est fermé », a dit Raja’a Abu Teir, patient palestinien qui attendait d’être évacué, à l’hôpital où plusieurs patients attendaient dans des ambulances.
L’agence de l’armée israélienne qui contrôle l’accès à Gaza, la Cogat, a dit mercredi que le passage de Rafah restait ouvert, mais qu’elle n’avait pas reçu les détails nécessaires à là coordination de la part de l’Organisation Mondiale de la Santé pour faciliter le passage.
L’OMS n’a pas répondu immédiatement à une demande de commentaires.
Une source de la sécurité égyptienne a dit que des efforts étaient constants pour obtenir la réouverture de Rafah et qu’Israël avait dit qu’ils avaient fermé le passage pour des questions de sécurité.
Rouvrir le passage était l’une des exigences prévues par le cessez-le-feu d’octobre qui établissait la première phase du plan du président américain Donald Trump pour mettre fin au combat entre Israël et les militants palestiniens du Hamas.
Seize patients de Gaza et 40 de leurs accompagnants sont entrés mardi en Égypte, ont dit des infirmiers de Gaza.
Trois femmes qui sont rentrées à Gaza lundi via Rafah ont dit à l’Associated Press que des soldats israéliens les avaient interrogées et menacées, les maintenant yeux bandés et menottées pendant plusieurs heures avant de les relâcher.
L’armée israélienne a dit qu’elle n’avait aucune connaissance d’arrestations pratiquées par les services de sécurité israéliens.
En janvier, Trump a déclaré le début de la deuxième phase du cessez-le-feu pendant laquelle les parties devaient négocier la future gouvernance et la reconstruction du territoire dévasté.
Des questions essentielles telles que le retrait des forces israéliennes des plus de 50 % de Gaza qu’elles occupent et le désarmement du Hamas demeurent non résolues, tandis que le fragile cessez-le-feu a été marqué par une violence quasi quotidienne.
