Des reporters se dirigeaient en voiture vers un nouveau camp, dit un groupe de presse, tandis que deux garçons de treize ans ont été tués dans des accidents distincts.
Des hôpitaux de Gaza disent que les forces israéliennes ont tué au moins 11 Palestiniens mercredi, dont deux garçons de 13 ans et trois journalistes, dans le dernier accès de violence visant à saboter un cessez-le feu de trois mois.
Des représentants des services de santé palestiniens ont dit qu’une frappe aérienne avait tué trois journalistes palestiniens qui circulaient en voiture pour aller filmer un nouveau camp de déplacement récemment installé dans la zone de Netzarim, dans le centre de la bande de Gaza.
Le syndicat palestinien des journalistes a dit dans une déclaration que les reporters qui sont morts « accomplissaient une mission journalistique humanitaire consistant à filmer et documenter la souffrance des civils ».
Dans des incidents distincts le même jour, deux garçons âgés de 13 ans ont été tués dans différentes parties de Gaza. Dans une des frappes, un garçon, son père et un homme de 22 ans ont été touchés par des drones israéliens sur la bordure Est du camp de réfugiés de Bureij, selon des représentants officiels de l’hôpital des martyrs d’Al Aqsa à Deir al-Balah, qui a réceptionné les corps.
Dans un autre cas, un garçon de 13 ans, Moatsem al-Sharafy, a été tué par balles par des soldats israéliens alors qu’il ramassait du bois dans la ville orientale de Bani Suheila, d’après l’hôpital Nasser. Des images partagées en ligne ont montré le père de l’enfant pleurant sur son corps, sur un lit d’hôpital.
Les journalistes tués s’appelaient Mohammed Salah Qashta, Abdoul Raouf Shaat et Anas Ghneim.
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Les restes tordus du véhicule du Comité Égyptien de Secours touché par une frappe israélienne. Photo : Abdel Kareem Hana/AP
Shaat contribuait régulièrement à l’Agence France-Presse en tant que photo et vidéo journaliste, quoique l’agence ait dit qu’il n’était pas en mission au moment de la frappe.
Des journalistes locaux ont dit que leur travail était sponsorisé par le Comité égyptien de secours, qui supervise les opérations de secours de l’Égypte à Gaza. Mohammed Mansour, un porte-parole du comité, a dit que le véhicule était connu de l’armée israélienne.
Une vidéo qui circule en ligne a montré un véhicule carbonisé au bord de la route, de la fumée sortant encore de l’épave et des débris répandus au sol. Les corps de deux journalistes ont été emmenés à l’hôpital al-Shifa de la ville de Gaza, tandis que le troisième était transféré à l’hôpital des Martyrs d’al-Aqsa, ont dit des représentants du corps médical.
L’armée israélienne a dit avoir ordonné cette frappe après que ses soldats ont « identifié plusieurs suspects manœuvrant un drone affilié au Hamas » dans la partie centrale de Gaza.
« À la suite de cette identification et du fait de la menace que le drone faisait peser sur les soldats, les FDI ont précisément frappé les suspects qui actionnaient le drone » a dit l’armée, ajoutant que les détails de l’incident étaient en cours d’examen.
L’organisme de surveillance des médias, Reporters Sans Frontières, a dit que les forces israéliennes avaient tué au moins 29 journalistes palestiniens à Gaza entre décembre 2024 et décembre 2025, et que près de 220 journalistes avaient été tués depuis le début de la guerre de Gaza en octobre 2023. D’autres groupes ont avancé des chiffres supérieurs.
La mère de Moatsem al-Sharafy, Safaa al-Sharafi, a dit à Associated Press que son fils était parti chercher du bois pour qu’elle puisse cuisiner. Elle a dit : « Il est sorti le matin en ayant faim. Il m’a dit qu’il ferait vite et reviendrait ».
Les forces israéliennes ont tué au moins 466 Palestiniens à Gaza depuis la prise d’effet du cessez-le feu en octobre, selon les autorités de santé.
