Auteur/autrice : Abbes

Mathématicien, Directeur de recherche à Paris, Secrétaire de l'AURDIP

Plus de 150 anciens diplomates, ministres et ambassadeurs accusent le ministre français des Affaires étrangères de diffuser de la désinformation

Dans un communiqué et une lettre ouverte, ce collectif international d’« anciens ministres, ambassadeurs, diplomates, parlementaires et hautes personnalités publiques de renom », parmi lesquels Yannis Varoufakis, Rony Brauman ou encore Daniel Lévy, vise directement le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot. Le reproche est précis : le ministre a relayé « une version numériquement falsifiée » de propos attribués à la Rapporteuse spéciale des Nations unies, Mme Francesca Albanese.

« En appelant à la démission de Francesca Albanese, les autorités françaises fragilisent les mécanismes onusiens »

Devant les critiques visant la rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens occupés, basées sur des propos sortis de leur contexte, la France doit donner le bon exemple et défendre l’indépendance des rapporteurs spéciaux, estime un collectif d’universitaires dans une tribune au « Monde ».

Retrait de l’avis de Poléthis : une décision qui interroge l’éthique et le droit

Des enseignants-chercheurs de l’Université Paris-Saclay contestent le retrait de l’avis rendu par le Conseil pour l’éthique de la recherche et l’intégrité scientifique (Poléthis) recommandant un réexamen éthique et une suspension provisoire des partenariats institutionnels avec des universités israéliennes. Ils soutiennent que cette démarche relève d’obligations juridiques issues du droit international, et non d’un boycott politique. Ils demandent la republication de l’avis, la transparence sur les motifs de son retrait et l’ouverture d’un réexamen public des partenariats concernés.

« We did what we could », le legs du travail de MSF à Gaza

L’ONG Médecins sans frontières est contrainte par Israël à stopper ses activités sur les territoires palestiniens à la fin du mois. L’exposition « We did what we could » à Paris jusqu’au 15 février et en ligne, retrace deux années de génocide à Gaza à travers le regard et les témoignages du personnel de l’organisation sur place.

Tribune de soutien à Francesca Albanese

Nous, citoyen.nes, artistes, tenons encore à la vérité. Nous apportons par conséquent tout notre soutien à Francesca Albanese, défenseure du droit des peuples, donc, aussi, du peuple palestinien, à exister. Cet ordre international criminel, ce système, ne saurait avoir le dernier mot. C’est une simple question de survie collective. Nous sommes infiniment plus nombreux, aux quatre coins de la Terre, à vouloir que la force ne fasse plus loi. À savoir ce que le mot « droit » signifie véritablement.

Lettre ouverte au Président Emmanuel Macron : Nous demandons à la France de protéger les organisations de la société civile palestinienne du ciblage systématique mené par le gouvernement israélien

« Nous, organisations de la société civile française, refusons que la France détourne le regard de la société civile palestinienne au moment où elle fait face à une menace d’élimination sans précédent. »

Le boycott académique d’Israël

Depuis les premières invasions du Liban en 1982 jusqu’aux récents assauts sur les universités palestiniennes, le boycott académique s’est imposé comme une forme de résistance non‑violente face à l’occupation et à la militarisation de l’enseignement supérieur israélien. Soutenu par de nombreux intellectuels et universitaires, le mouvement dénonce les liens entre les universités, l’industrie de l’armement et les violations du droit international.