L’ONU condamne l’usage excessif de la force par Israël à Gaza

| Le Monde |Actualités

Un amendement des Etats-Unis visant à condamner le Hamas pour ces mêmes violences a en revanche été rejeté par l’Assemblée générale.

L’Assemblée générale des Nations unies (ONU), réunie en urgence, a adopté mercredi 13 juin à une forte majorité un projet de résolution condamnant l’usage excessif de la force par Israël contre les civils palestiniens lors de la flambée de violences meurtrières à Gaza et demandant en outre au secrétaire général, Antonio Guterres, de recommander la mise en place d’un « mécanisme de protection internationale » dans les territoires occupés.

Le texte présenté par l’Algérie, la Turquie et l’Autorité palestinienne a été adopté par 120 voix pour, huit contre et 45 abstentions. Les Etats-Unis avaient opposé leur veto à une résolution similaire il y a deux semaines au Conseil de sécurité. La résolution condamne, en outre, les tirs de roquettes de la bande de Gaza vers l’Etat hébreu mais ne mentionne pas nommément le Hamas, qui contrôle l’enclave.

Un amendement présenté par les Etats-Unis qui condamnait les violences du Hamas a été rejeté, faute de recueillir les deux-tiers des voix nécessaires pour être adopté : 62 votes pour, 58 contre, 42 abstentions.

120 Palestiniens tués

L’ambassadrice américaine auprès des Nations unies Nikki Haley a critiqué un texte « à sens unique », tandis que le représentant israélien Danny Danon a dénoncé une « collusion avec une organisation terroriste ».

Seuls l’Australie, le Togo et cinq petits Etats insulaires du Pacifique ont voté aux côtés d’Israël et des Etats-Unis contre la résolution des pays arabes. La France fait partie des douze pays européens qui ont donné leur voix à ce texte, rejoints notamment par la Russie et l’Espagne. Contrairement à celles du Conseil de sécurité, les résolutions de l’Assemblée générale ne sont pas contraignantes et il n’y a pas de veto.

L’armée israélienne a tué plus de 120 Palestiniens à Gaza depuis le début des manifestations pour le droit au retour des réfugiés le 30 mars. L’Etat hébreu affirme qu’il s’agissait en majorité de combattants du Hamas ou d’autres groupes armés, les Palestiniens soutenant au contraire qu’il s’agissait civils non armés.

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